<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310</id><updated>2011-09-09T02:06:00.798+02:00</updated><category term='sarkozy'/><category term='onfray'/><category term='marianne'/><title type='text'>Le bal des prétendants pour 2007</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>11</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-5324620307370750710</id><published>2007-04-16T16:49:00.000+02:00</published><updated>2007-05-04T16:57:12.813+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marianne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sarkozy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='onfray'/><title type='text'>Les Français doivent-ils avoir peur de leur futur "chef" ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt; du 14 avril 2007 fait sa "une" sur Nicolas Sarkozy, le grand favori de l’élection présidentielle, pour en dresser un portrait absolument effrayant, en guise de mise en garde à une semaine du premier tour. Une description en adéquation avec celle que livrait Michel Onfray, suite à son entretien avec lui pour &lt;em&gt;Philosophie Magazine&lt;/em&gt;. Des observateurs comme le journaliste Laurent Bazin ou le sociologue Emmanuel Todd nous avaient déjà gratifiés d’un tel portrait alarmant. Ces attaques successives sont-elles exagérées? Ou sont-elles, au contraire, parfaitement bien pesées? Si tel est le cas, il n’est franchement pas raisonnable que Nicolas Sarkozy accède aux plus hautes fonctions de l’Etat.&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/IMG/sarko_god_edited.jpg" target="_new"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Parmi les &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21890"&gt;nombreux "dérapages" sarkozystes&lt;/a&gt;, le dernier en date, sur le caractère inné de la pédophilie et du suicide adolescent, a mis le feu aux poudres. François Bayrou a jugé ces propos "glaçants". &lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt; y voit le "retour terrifiant du concept du gène du crime", la "stupéfiante rémanence de l’idéologie sociobiologique de l’extrême droite païenne", et considère même, en comparaison, que les dérapages de Jean-Marie Le Pen "allaient beaucoup moins loin". L’hebdomadaire rappelle aussi que la proposition sarkozyste de création d’un ministère de l’intégration et de l’identité nationale a réussi à susciter la désapprobation de l’extrême droite autrichienne de Jörg Haider. On ne connaît pas, en revanche, la réaction du "post-fasciste" Gianfranco Fini, &lt;a href="http://desmotsetdebats.blogs.liberation.fr/discours/2007/02/le_prfacier_fas.html"&gt;préfacier&lt;/a&gt; de l’édition italienne du livre de Nicolas Sarkozy, &lt;em&gt;Témoignage&lt;/em&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le dernier dérapage "génétique" de Sarkozy est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. A moins d’une semaine des élections, alors que le sacre sarkozyste se profile à l’horizon, certaines langues se délient enfin, et avertissent des graves dangers qui pourraient peser sur la démocratie et l’identité française en cas de victoire du patron de l’UMP. La personnalité de Sarkozy inquiète de plus en plus, ainsi que les valeurs qu’il porte. Ses détracteurs n’hésitent plus à s’attaquer à l’homme lui-même, dont ils vont jusqu’à remettre en cause la santé mentale et à souligner la dangerosité des pulsions autocratiques. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De l’agressivité avant toute chose&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est à une véritable analyse de la psychologie du candidat que &lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt; se livre, peut-être inspirée par l’attitude de Michel Onfray sur son blog, dans &lt;a href="http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/04/03/le-cerveau-d-un-homme-de-droite.html"&gt;une note&lt;/a&gt; du 3 avril 2007 intitulée "Le cerveau d’un homme de droite". Le philosophe pointait du doigt la nervosité et l’agressivité irrépressibles du ministre de l’Intérieur lors de leur rencontre, qualifiant même sa prestation de "happening hystérique".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le manque de tact de Sarkozy est connu, qui lui a fait envisager un nettoyage "au Kärcher" de la "racaille" (outrance néanmoins efficace, puisque, selon Sarko lui-même, qui est l’inventeur de ce beau dicton : "Kärcher en septembre, 200 000 adhérents [à l’UMP] en novembre")... Manque de tact qui lui a fait dire aussi que "ce n’est pas la France qui a inventé la solution finale" - le genre de déclaration inutile qui fait du bien à notre diplomatie avec l’Allemagne... Sa vulgarité envers ses collègues n’est pas non plus un grand scoop, lui qui menace de "casser la gueule" à Azouz Begag, le traite de "connard" et de "salaud", appelle joliment Michelle Alliot-Marie "la salope"... Son irrespect des journalistes et &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/medias__pouvoirs/20070123.OBS8350/comment_sarko_metla_presse_sous_pression.html"&gt;l’intimidation&lt;/a&gt; qu’il pratique régulièrement sur eux est également connue : il gratifie ainsi du titre d’"enculés" des journalistes de radio, qualifie de "journalistes de merde" ceux de &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;, menace de faire "virer" la direction de France 3 nationale s’il est élu, prend à partie un journaliste du Nouvel Observateur qui a eu le malheur d’enquêter sur lui : "Je ne l’oublierai pas ! Je ne l’oublierai pas !"... Même genre de menaces exercées sur un économiste un peu trop critique, ou un industriel auquel il lance cet avertissement très bushien (initialement christique) : "On est pour moi ou contre moi !"... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mainmise sur le quatrième pouvoir&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le journaliste Laurent Bazin, &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=18366"&gt;contraint de fermer son blog&lt;/a&gt; pour sa trop grande liberté de parole, &lt;a href="http://canalplusblog.typepad.com/bazin/2006/12/ne_tirez_pas_su.html"&gt;présentait&lt;/a&gt;, lui aussi, Sarkozy comme un "homme à craindre et qui sait en imposer aux rédactions comme à ses collègues ministres". Il rappelait l’épisode du renvoi d’Alain Genestar, directeur de la rédaction de &lt;em&gt;Paris-Match&lt;/em&gt;, qui avait eu l’outrecuidance de publier la photo de Cécilia Sarkozy aux bras de son amant à New York. dans un titre qui appartient - pas de bol - à un grand ami de Nicolas Sarkozy, Arnaud Lagardère. &lt;em&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/em&gt; avait déjà &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/medias__pouvoirs/20070123.OBS8350/comment_sarko_metla_presse_sous_pression.html"&gt;mis le doigt&lt;/a&gt; sur le "système de tenaille inédit et diablement efficace" conçu par Sarkozy dans les principaux médias, un réseau acquis à sa cause qui va des propriétaires des titres aux directeurs de rédactions, jusqu’aux journalistes de base. Un réseau si efficace qu’il ruine l’idée même d’un quatrième pouvoir indépendant : "La toile tissée par le président de l’UMP, du haut jusqu’au bas de la hiérarchie - et c’est inédit à ce degré -, l’amène à ignorer délibérément la séparation des pouvoirs." Marianne évoque, de son côté, le témoignage privé d’une "star de la télévision" qui craint, en cas de victoire de Sarkozy, un "contrôle quasi totalitaire des médias".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des velléités pas très démocratiques ?&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La crainte peut paraître disproportionnée, presque irrationnelle, mais Sarkozy est bel et bien perçu, par nombre d’observateurs, comme un dictateur en puissance. &lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;, qui le qualifie de "Petit César", rapporte les jugements de la presse européenne, moins soumise à l’intimidation que la presse hexagonale. Une radio suédoise évoque ainsi un "risque de dictature", un journal allemand, le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;, décrit l’ancien premier flic de France comme "l’homme politique le plus ambitieux et le plus impitoyable d’Europe", le &lt;em&gt;Tageszeitung&lt;/em&gt; de Berlin parle d’un "George Bush tricolore qui veut imposer en France l’idéologie de la droite néoconservatrice américaine", la presse scandinave y voit "un aventurier néobonapartiste qui représenterait une grave menace pour la démocratie", alors qu’en Italie on rappelle "sa proximité avec la droite post-fasciste de la péninsule"... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le vote du peuple : un obstacle à contourner&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy a déjà témoigné de son peu de considération pour le vote du peuple souverain. Alors que le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté massivement, à 55 %, le traité établissant une Constitution pour l’Europe, le candidat de l’UMP a osé se prononcer pour la ratification d’une future Constitution allégée par la voie parlementaire ! Cette proposition scandaleuse, antidémocratique, s’asseyant sur le choix des Français, aurait dû normalement provoquer un véritable tollé. Sarkozy a d’ailleurs qualifié le référendum d’acte de démagogie, parole ahurissante passée un peu inaperçue, et que &lt;a href="http://www.ndatv.info/article-45-ndat-chat-prsidentielle-orange-l-express-avec-christophe-barbier.html"&gt;rapportait&lt;/a&gt; Nicolas Dupont-Aignan devant Christophe Barbier le 6 mars dernier. L’ex-candidat gaulliste expliquait d’ailleurs que sa rupture avec Sarkozy était venue de son exigence du respect du peuple, qu’il ne retrouvait plus chez le chef de l’UMP. Ségolène Royal et François Bayrou ont au moins le mérite (minimum, il est vrai, car cela devrait aller de soi) de vouloir faire adopter un nouveau traité constitutionnel en réinterrogeant le peuple souverain par le biais d’un autre référendum. A noter tout de même que les trois candidats veulent revenir sur le vote du peuple, qu’ils ne respectent donc pas, dans ce que Dupont-Aignan va jusqu’à qualifier de "coup d’Etat rampant".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Diviser pour régner&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons aux soi-disant "pulsions autocratiques" de Nicolas Sarkozy, que&lt;em&gt; Marianne&lt;/em&gt; croit déceler, et même à sa "folie". Car le "scoop" de l’hebdomadaire dirigé par Jean-François Kahn, c’est que Sarko est fou. Rien que ça... "Cet homme, quelque part, est fou ! Et aussi fragile. Et la nature même de sa folie est de celle qui servit de carburant, dans le passé, à bien des apprentis dictateurs." Sarkozy adopte, en effet, la tactique pas très rassurante qui consiste à diviser pour mieux régner : "Il ne cesse de semer la division", lance Jean-François Probst, ex-secrétaire général adjoint du RPR des Hauts-de-Seine. A l’échelle de son camp politique comme du pays tout entier, Sarkozy divise au lieu de rassembler. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On connaît son refrain sur les gens qui se lèvent tôt le matin et les autres... On sait à quel point il a participé à développer et installer l’idée selon laquelle la France est divisée en communautés, ethniques et religieuses, allant en cela contre l’article premier de la Constitution, qui déclare que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale", qui "assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion". Le constitutionnaliste Guy Carcassonne commente ainsi cet article premier : "Parce que seuls les individus sont titulaires de droits, égaux, la République ignore les groupes qui, par leur nature, introduiraient des discriminations (de « race », d’origine) entre les personnes. [...] Se trouvent ainsi radicalement bannis aussi bien l’affirmative action, de type américain (consistant, par des discriminations positives, à compenser, ou au moins à combattre, les discriminations négatives dont certains groupes sont victimes), que la reconnaissance de toute minorité constituée, qu’elle soit « ethnique », religieuse ou autre" (&lt;em&gt;La Constitution&lt;/em&gt;, introduite et commentée par Guy Carcassonne, 4e édition, 2000, p. 43). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy ne respecte pas l’esprit de la Constitution du pays qu’il prétend diriger. Un comble ! Il n’est, certes, pas le seul parmi les candidats à commettre cette lourde faute, mais il est bien le plus communautariste de tous. Sur son site de campagne, on peut apprécier &lt;a href="http://www.sarkozy.fr/video/index.php?intChannelId=2"&gt;une vidéo&lt;/a&gt; (du 26 février 2007) dans laquelle Brice Hortefeux, son principal lieutenant, affirme que "la communauté chinoise" (évidemment parfaitement homogène...) est acquise à son champion, et une autre (du 22 février 2007) où il est dit que "la communauté portugaise" (tout aussi homogène, bien entendu...) se range à fond derrière Sarko... Deux communautés, qui, est-il dit, ont la caractéristique fondamentale de se lever tôt le matin... La boucle est bouclée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sarko sur le divan&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à &lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;... Un élu de l’UMP, qui le soutient pourtant, concède que Sarkozy "antagonise", "clive", "joue les uns contre les autres avec la plus extrême cruauté". Des chiraquiens comme Henri Cuq et Jérôme Monod vont chercher une explication psychologique à cette fureur de diviser : "Ce garçon n’est pas mûr. Il n’est pas fini. Il a un compte à régler avec la vie qui le pousse à créer de l’affrontement partout, et non à rassembler." Garçon pas mûr... Pas fini... Qui a un compte à régler avec la vie... Il est étonnant de voir à quel point reviennent souvent des considérations aussi intimes sur le personnage, à quel point sont nombreux les observateurs, plus ou moins proches, qui s’interrogent fébrilement sur la solidité psychique de l’homme. Est-ce là pure méchanceté ou légitime inquiétude ? Parmi ses alliés, nombreux sont ceux qui admettent qu’il a "un problème de nerfs, de paranoïa"... &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/fast.exe?mot=parano%EFa"&gt;Paranoïa&lt;/a&gt; : "psychose chronique [...] caractérisée par un délire systématisé et cohérent, à prédominance interprétative (délire de persécution, de grandeur, de jalousie), ne s’accompagnant pas d’affaiblissement intellectuel, évoluant lentement sans aboutir à la démence." C’est rassurant...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais laissons là les mauvaises langues, laissons à Sarkozy le soin de parler lui-même de sa personne : "J’étais égoïste, dépourvu de toute humanité, inattentif aux autres, dur, brutal", confie-t-il à la journaliste Catherine Nay, ajoutant tout de même : "Mais j’ai changé !" Ouf ! Il a changé... On l’espère très fort, car élire un président de la République qui se reconnaît "dépourvu de toute humanité", c’est plutôt rock’n roll... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’obsession de soi&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy apparaît obsédé par lui-même, par son destin, sa quête du pouvoir. A peu près insensible au reste. Un député UMP confie : "On dit qu’il est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles. Jamais je n’ai rencontré une telle capacité à effacer spontanément du paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à lui-même. Sarko est une sorte d’aveugle au monde extérieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intérieur. Il se voit, il se voit même constamment, mais il ne voit plus que ça." Le ministre François Goulard compare Sarkozy et Chirac- une comparaison qui s’avère cruelle : "Chirac, lui, a le souci des autres, de l’homme. Sarkozy écrase tout sur son passage. Si les Français savaient vraiment qui il est, il n’y en a pas 5 % qui voteraient pour lui." Sarkozy n’a pas changé aux yeux de tous... Son manque d’humanisme lui colle fortement à la peau.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy n’aime pas la France&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le sociologue Emmanuel Todd effectue (dans &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=5k-IMWSSfRQ"&gt;cette interview&lt;/a&gt; face à Jean-Jacques Bourdin) une distinction du même ordre entre Chirac et Sarkozy ; alors que le président sortant lui apparaît comme "un homme qui a le tempérament démocratique", et "pour lequel les hommes sont égaux", son possible successeur lui apparaît, à l’inverse, comme "l’homme des riches", qui "promet d’être dur aux faibles" et "ne croit pas en l’égalité". Différence profonde de valeurs. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Todd va encore plus loin : alors que Chirac est, d’après lui, "ancré dans la tradition française", Sarkozy "ne sait pas ce qu’est la France". Au moment même où Sarkozy amène le thème de l’identité nationale sur le devant de la scène politique et médiatique, le célèbre politologue affirme tranquillement que Sarkozy est "en réel conflit avec l’identité nationale" de la France, pays de l’égalité, du respect de la population, attaché à des valeurs universalistes... qui ne sont manifestement pas celles du candidat de l’UMP. Todd fustige l’atlantisme de l’élu de Neuilly, en complète rupture avec la tradition gaulliste française, dont le point d’orgue fut sa condamnation, lors de sa visite à George W. Bush en septembre 2006, de l’arrogance de la France lors de son refus - pourtant admirable - de la guerre en Irak. Laurent Fabius avait alors trouvé &lt;a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/205032.FR.php"&gt;les bons mots&lt;/a&gt; : "Nous n’avons pas besoin à la tête de l’Etat de quelqu’un qui se fixe comme programme d’être le futur caniche du président des Etats-Unis." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"La France, on l’aime ou on la quitte", avait lancé Sarkozy, avec sa finesse habituelle. Todd, décidément sans concession, considère que le candidat de la droite n’aime pas la France. Celui qui se dit "fier d’être surnommé Sarkozy l’Américain", qui affirma aux Etats-Unis se sentir souvent "un étranger dans son propre pays", et qui, si souvent, stigmatisa le ringardisme du "modèle français", voulant lui substituer le si moderne modèle anglo-saxon, devrait, en toute logique (sa logique...), se demander si sa place est bien en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Inapte au débat&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Revenons à la psychologie du chef de l’UMP, à son "abyssale hypertrophie du moi" et à ses conséquences, dont rend compte François Goulard : "Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre, qui ne peut se terminer que par la reddition, l’achat ou la mort de l’adversaire." On touche là à un point fondamental. Sarkozy ne semble pas supporter la critique. Et donc le débat, le vrai débat. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Michel Onfray, qui a approché l’animal, et qui était censé débattre avec lui, a fait l’amère expérience de l’impossibilité d’un réel échange avec lui. &lt;a href="http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/04/03/le-cerveau-d-un-homme-de-droite.html"&gt;Sur son blog&lt;/a&gt;, il rend compte de cet échec : "Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée", "le débat ne prend pas", "pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne". La démographe Michèle Tribalat, également reçue par Sarkozy, a connu la même mésaventure, et lui a écrit en retour : "J’ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n’imaginez pas qu’un autre point de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Onfray avance une hypothèse sur le mystère Sarkozy (voire celui de tous les grands fauves de la politique) : "La clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue." Hypothèse crédible d’une subjectivité fragile, d’autant plus que Sarkozy confie n’avoir "jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace - pour lui", confie à son tour Onfray. En voilà un deuxième que Sarkozy "glace", après Bayrou... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Onfray raconte comment Sarkozy ignore son interlocuteur, en se lançant dans d’interminables monologues, véritable frénésie verbale qui ne laisse guère de place à l’échange : "Il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. [...] Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. [...] Flots de verbes, flux de mots, jets d’acides". Même impression de la très faible capacité d’écoute du prétendant à l’Elysée chez un autre intellectuel, Pascal Bruckner (pourtant sarkozyste, lui), qui rapporte que, durant leur entretien, Sarkozy "a parlé pratiquement tout seul". Ce dernier confiait au Figaro, en mai 2005, sa méthode de discussion : "Maintenant, dans les réunions publiques, c’est moi qui fais les questions et les réponses et, à la sortie, les gens ont l’impression qu’on s’est vraiment parlé." Un tour de passe-passe à retravailler... les intellos constituant manifestement un public plus coriace et moins dupe des illusions de Sarko le magicien. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une semaine pour stopper "un destin en marche"&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Homme refusant le débat, Nicolas Sarkozy est (sans surprise) &lt;a href="http://www.20minutes-services.com/article/149886/20070404-Politique-Pourquoi-Sarkozy-refuse-le-debat.php"&gt;le principal responsable&lt;/a&gt; de l’absence de confrontation sur Internet avant le premier tour. Le leader des sondages avait sans doute tout à perdre dans une telle opération. Son intérêt a donc primé sur l’exigence d’une large majorité de citoyens, qui attendaient avec impatience ce débat. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Difficile de dire, enfin, si les très graves inquiétudes exprimées à son égard sont pleinement fondées, ou quelque peu fantasmées. En tout cas, jamais un candidat dit "républicain" n’aura suscité autant de doutes et de peurs, et même parfois de haine, au point de faire passer, dans une frange de la population, le Père Fouettard de la scène politique française, Jean-Marie Le Pen, pour un gentil papy inoffensif... Croisons les doigts pour qu’on n’ait pas à choisir entre ces deux-là. le 6 mai. La France mérite sans doute mieux que Sarkozy le fossoyeur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-5324620307370750710?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/5324620307370750710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=5324620307370750710' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/5324620307370750710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/5324620307370750710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2007/05/les-franais-doivent-ils-avoir-peur-de.html' title='Les Français doivent-ils avoir peur de leur futur &quot;chef&quot; ?'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-5625706275403582596</id><published>2007-03-20T19:33:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T19:43:57.285+01:00</updated><title type='text'>Présidentielle 2007 : l'irruption des internautes dans la campagne</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a title="Présidentielle 2007" href="http://influenceurs.net/cgi-bin/display_news.pl?site_id=influenceurs&amp;news_id=1409&amp;amp;skin_file=redirect.html&amp;amp;redirect=1"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img height="257" alt="Présidentielle 2007" src="http://www.agoravox.fr/IMG/2006/ouvrage-collectif.gif" width="188" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Dans le cadre des &lt;a href="http://journee.agoravox.fr/"&gt;Premières rencontres du 5e pouvoir&lt;/a&gt;, qui se tiendront le 24 mars à Saint-Denis, AgoraVox, le média citoyen, présentera son premier ouvrage collectif rédigé par ses rédacteurs :&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;Présidentielle 2007&lt;br /&gt;L’irruption des internautes dans la campagne&lt;br /&gt;Ouvrage collectif coordonné par Carlo Revelli&lt;br /&gt;(&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=9706" target="_blank"&gt;&lt;strong&gt;Éditions Le Manuscrit&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;)&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Quelles influences, déclarées ou discrètes, s’exercent sur les médias traditionnels ? Dans quelles circonstances la mise en scène de la peur est-elle utilisée comme argument politique et journalistique ? Comment les sondages sont-ils instrumentalisés ? Y a-t-il orchestration autour de la bipolarisation de la scène politique française et de la figure du « troisième homme » ? L’expansion de la voix des citoyens, notamment grâce à Internet et aux évolutions technologiques, ira-t-elle jusqu’à troubler le jeu et redistribuer les cartes, donnant raison à ceux qui parlent de l’émergence d’un cinquième pouvoir ? &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ces questions sont au cœur de ce livre, croisement entre divers articles publiés au cours des derniers mois sur ce qu’on appelle aujourd’hui un média citoyen, AgoraVox, autour du thème de l’élection présidentielle 2007. Quels que soient leurs choix politiques ou leurs hésitations, les rédacteurs, qui dans leur grande majorité ne sont pas des professionnels du journalisme, mettent leurs connaissances et leur réflexion au service d’un décodage du fonctionnement des médias, au service de la distance critique face aux rouages de la communication médiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=20942"&gt;Présentation plus détaillée de l'ouvrage ici&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-5625706275403582596?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/5625706275403582596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=5625706275403582596' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/5625706275403582596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/5625706275403582596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2007/03/prsidentielle-2007-lirruption-des.html' title='Présidentielle 2007 : l&apos;irruption des internautes dans la campagne'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-1156251245201683572</id><published>2007-02-16T00:33:00.000+01:00</published><updated>2007-03-02T11:30:40.458+01:00</updated><title type='text'>Le terrible dilemme des tenants du Non</title><content type='html'>&lt;strong&gt;A deux mois du premier tour des élections présidentielles, les Français, majoritaires, qui ont dit "non" au projet de Constitution européenne le 29 mai 2005, doivent se sentir un brin déboussolés, quelque peu perdus. S'ils parviennent à s'extraire du puissant conditionnement médiatique dont ils sont l'objet, et s'ils se mettent à réfléchir rationnellement au choix qu'ils vont faire, ils risquent bien de n'en retirer qu'un affreux mal de tête.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une campagne présidentielle, les prétendants à la fonction suprême ont tous la même stratégie, incontournable : ils font des constats catastrophistes sur la situation de la France, diagnostiquent les maux – parfois mortels – dont elle souffre, et se présentent comme les bons médecins qui y apporteront le bon traitement, lorsqu’ils ne se présentent pas tout bonnement comme des sauveurs. Ils essaient de convaincre (par des arguments) ou de séduire (par de l’émotion) ceux sans lesquels ils ne sont rien, ceux dont ils sont censés être les simples représentants : les citoyens. Citoyens qui, faut-il le rappeler, sont les seuls tenants de la souveraineté nationale, et détiennent théoriquement le pouvoir de désigner &lt;em&gt;librement&lt;/em&gt; leurs représentants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Règle 1 : anéantir le libre-arbitre de l'électeur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le matraquage médiatique est pourtant un premier bon moyen de forcer la main des électeurs ; sans doute même est-ce le plus efficace. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont les deux bénéficiaires de ce procédé dans la campagne actuelle. Conditionner le peuple avec du Sarkolène et du Ségozy, matin, midi et soir, c’est s’assurer qu'il réduira son choix à ces deux seuls produits : Nicolène et Ségolas. Ça s’appelle de la manipulation mentale, ça ruine la liberté de choix théorique des électeurs, et ça fonctionne très bien. Frédéric Beigbeder, célèbre écrivain mondain, avait fait son succès en l’an 2000 en nous rappelant le principe de cette manœuvre publicitaire, dans son roman &lt;em&gt;99 Francs&lt;/em&gt;[1] :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’interromps vos films à la télé pour imposer mes logos […]. Je rabâche mes slogans dans vos magazines favoris […]. Je Suis Partout. Vous ne m’échapperez pas. Où que vous posiez les yeux, trône ma publicité. Je vous interdis de vous ennuyer. Je vous empêche de penser. Le terrorisme de la nouveauté me sert à vendre du vide. […] Je décrète ce qui est Vrai, ce qui est Beau, ce qui est Bien. […] Vous idolâtrez mes choix. […] Plus je joue avec votre subconscient, plus vous m’obéissez. Si je vante un yaourt sur les murs de votre ville, je vous garantis que vous allez l’acheter. Vous croyez que vous avez votre libre-arbitre, mais un jour ou l’autre, vous allez reconnaître mon produit dans un rayonnage de supermarché, et vous l’achèterez, comme ça, juste pour goûter, croyez-moi, je connais mon boulot. Mmm, c’est si bon de pénétrer votre cerveau. Je jouis dans votre hémisphère droit. Votre désir ne vous appartient plus : je vous impose le mien. Je vous défends de désirer au hasard. Votre désir est le résultat d’un investissement qui se chiffre en milliards d’euros. C’est moi qui décide ce que vous allez vouloir demain&lt;/em&gt;.[2]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelques nuances près, nous avons là la description assez juste du principal processus à l’œuvre dans notre campagne présidentielle. Et n’en doutons pas, notre prochain président de la République s’appellera Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal. Les jeux sont faits. Les lecteurs d’AgoraVox et tous ceux qui espèrent en &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=18308"&gt;l’émergence d’un cinquième pouvoir&lt;/a&gt;, celui de la masse des citoyens, n’apprécieront certainement pas ce fatalisme affiché. Ils aimeraient croire que l’on puisse échapper au pouvoir totalitaire des mass média, au pouvoir des dirigeants de TF1, qui ont explicitement affirmé vouloir promouvoir un modèle politique bipartite en France, à l’image de ce qui existe aux Etats-Unis, avec un simple face-à-face entre l’UMP et le PS. Ils aimeraient qu’Internet puisse servir de contre-pouvoir et renverser l’équilibre actuel des forces, introduire de la diversité dans le débat démocratique. Certainement, ce souhait pourra-t-il se concrétiser à long terme. Mais pas pour cette élection, qui, probablement, ne se jouera pas sur le Net. D’ici deux mois, nous en aurons le cœur net : nous saurons si nous sommes déjà rentrés dans l’ère numérique du cinquième pouvoir, ou si l’ère du quatrième pouvoir tout-puissant se poursuit encore pour quelque temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Règle 2 : laisser le charme agir&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Outre le matraquage médiatique, le deuxième moyen d’attirer à soi des électeurs, c’est la séduction. Nicolas Sarkozy séduit par son volontarisme, son agitation ostentatoire qui laisse augurer de l’action efficace, son aisance oratoire, un certain parler vrai, un tempérament de chef. Ségolène Royal séduit essentiellement par sa féminité, qui est son principal argument, son look, élégant et frais, ses allures tantôt de maman – qui a, «&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=PuyyuDHFtNc"&gt;&lt;em&gt;chevillée au corps&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;», la ferme volonté de donner à tous les enfants de France ce qu’elle a donné à ses propres enfants –, tantôt de madone, dont la béatitude se manifeste sur son visage perpétuellement ensoleillé par un sourire radieux, telle une sainte en mission touchée par la grâce de Dieu. Jean-Marie Le Pen séduit fondamentalement par sa puissance oratoire, la richesse de son lexique et de ses tournures, sa verve, son franc-parler, son courage et sa persévérance dans l’impopularité, la constance de ses convictions, la lepénisation d’un certain nombre d’autres candidats. François Bayrou n’a pas le charisme d’un Sarkozy ou d’un Le Pen, il n’en a pas le charme oratoire, n’a pas non plus la féminité de Royal… mais il séduit par son attitude rebelle face aux média, sa posture de rassemblement des gens de bonne volonté, de gauche comme de droite, une volonté de sortir de la bipolarisation et de la guéguerre stérile entre gauche et droite, une certaine simplicité terrienne aussi, et un sens éthique que l’on sent sensiblement plus développé que chez les autres grands candidats. Je passe sur le bagout et la jeunesse d’Olivier Besancenot, la rébellion gaulliste, courageuse et sincère, de Nicolas Dupont-Aignan, le sens comique, probablement involontaire, et les jeux de mots de Villiers, et la grande faiblesse des quelques autres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Règle 3 (en option) : s'adresser à la raison et à l'intelligence du peuple&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bien entendu, ce qui devrait prévaloir, si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si les électeurs se déterminaient librement selon leur raison, ce serait le pouvoir de conviction des différents candidats, autrement dit leurs arguments, le fond de leur pensée, leur vision du monde et de la France. Nous savons que le conditionnement et la séduction jouent un rôle nettement plus prépondérant dans le choix final des électeurs ; mais nous devons néanmoins toujours nous efforcer de revenir au fond sérieux des sujets à traiter, faire le pari que ce n’est pas trop inutile. Parmi ces sujets, il en est de fondamentaux, et d’autres, certes importants, mais plus superficiels. Et bien souvent, les sujets de première importance demeurent soigneusement évités par les politiques, au profit de sujets secondaires qui font diversion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pratique politicienne ne date pas d’hier, comme ce propos de Montaigne nous le rappelle : «&lt;em&gt;Je vis pourtant sur ce propos, il y a quelques années, qu’un personnage, duquel j’ay la memoire en recommandation singuliere, au milieu de nos grands maux, qu’il n’y avoit ny loy, ny justice, ny magistrat qui fit son office, non plus qu’à cette heure, alla publier je ne sçay quelles chetives reformations sur les habillemens, la cuisine et la chicane. Ce sont amusoires dequoy on paist un peuple mal-mené, pour dire qu’on ne l’a pas du tout mis en oubly. Ces autres font de mesme, qui s’arrestent à deffendre à toute instance des formes de parler, les dances, et les jeux, à un peuple perdu de toute sorte de vices execrables. Il n’est pas temps de se laver et decrasser, quand on est atteint d’une bonne fiévre&lt;/em&gt;.»[3]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce que rappelait encore, plus récemment, il y a quelques mois, l’historien et politologue Emmanuel Todd, dans l’émission &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xt8ng_emmanuel-todd-le-francparler-itele"&gt;&lt;em&gt;Le franc-parler&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; sur i&gt;télé. Selon lui, les Français sont fondamentalement angoissés par les ravages de la mondialisation et du libre-échange, comme ils l’ont clairement manifesté avec la victoire du &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; au référendum sur le projet de constitution européenne de mai 2005. Or, la classe dirigeante se refuse à traiter ces problèmes, à placer la régulation et le protectionnisme économique au cœur de leur programme. Chaque élection se présente ainsi pour eux comme «&lt;em&gt;un cauchemar&lt;/em&gt;» et «&lt;em&gt;doit être neutralisée&lt;/em&gt;». Todd voit même dans l’actuelle utilisation éhontée des sondages d’opinion «&lt;em&gt;une tentative de neutralisation du suffrage universel&lt;/em&gt;». Et de conclure, d’une manière pour le moins radicale : «&lt;em&gt;Si ça continue comme ça, je pense que la classe dirigeante va devoir choisir entre deux solutions : plier devant le désir de la population, et proposer des solutions raisonnables, ou envisager sérieusement l’abolition du suffrage universel.&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Non de 2005 au coeur de l'élection de 2007&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet majeur de l’élection présidentielle de 2007 est bel et bien celui de l’action de la France et de l’Europe face à la mondialisation économique. Lors du référendum il y a deux ans, 55 % des Français avaient refusé l’orientation trop libérale de l’Europe. D’où le terrible dilemme face auquel se retrouvent ces 55 % de Français en 2007. S’ils ne se laissent pas berner par la séduction et le conditionnement, s’ils parviennent à raisonner, à faire leur choix en fonction du positionnement de chacun des candidats sur cette question majeure déjà abordée en 2005, quel doit être leur choix rationnel ? Qui peut porter leur voix ? Qui peut les représenter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les deux plus sérieux prétendants à la victoire, ont voté &lt;em&gt;oui &lt;/em&gt;au référendum. Sarkozy envisage même, après son élection, une ratification parlementaire du traité constitutionnel, contournant – de manière fort peu démocratique – le vote du peuple. François Bayrou, autre tenant du &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, plaide, de son côté, pour &lt;a href="http://www.bayrou.fr/evenements/bayrou-strasbourg-120207.html"&gt;un nouveau référendum&lt;/a&gt; sur un nouveau traité constitutionnel de l'Union européenne, «&lt;em&gt;un texte simple et lisible par tous […] tenant compte des inquiétudes exprimées.&lt;/em&gt;» Jean-Marie Le Pen s’avère être le seul candidat pouvant accéder au second tour qui porte la voix du &lt;em&gt;non&lt;/em&gt;. N’est-ce pas là fort problématique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le casse-tête français&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 55 % de Français qui ont voté &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; en 2005 se retrouvent donc face à ce dilemme : voter pour Le Pen s’ils veulent porter un tenant du &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; au deuxième tour et, pourquoi pas, à la victoire ; voter simplement «pour le fun», pour le geste, pour l’honneur, pour un candidat du &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; qui n’a aucune chance de gagner, comme Nicolas Dupont-Aignan, qui plafonnera à 5 % ; renier ses convictions en votant pour un tenant du &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, l’un des favoris des média (qui avaient déjà milité ouvertement pour le &lt;em&gt;oui &lt;/em&gt;en 2005) : Sarkozy, Royal, ou le présumé troisième homme, Bayrou ; ou enfin, rester à la maison le jour du vote, dégoûtés du choix qui leur est fait, entre Le Pen, le vote inutile et le reniement, et laisser les autres décider à leur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est tout à fait anormal que la majorité des Français (55 %) ne trouvent à l’élection présidentielle aucun candidat apte à les représenter au sommet de l’Etat, et se voient imposer un choix entre deux ou trois tenants – minoritaires (45 %) – de l’Europe libérale. Où est passé le &lt;em&gt;non &lt;/em&gt;de gauche ? Laurent Fabius a été chassé via les primaires socialistes, et, depuis, ne se fait plus guère entendre, attendant sans doute, tapi dans l’ombre, son heure, après l’échec, qu’il doit souhaiter très fort, de Ségolène Royal. Jean-Pierre Chevènement, le souverainiste, a rallié la candidate du PS, à la faveur de quelques bas accords électoraux, reniant ce qui semblait être des convictions, celles qu’il portait en 2002 et 2005. Quant à l’extrême gauche, elle offre le spectacle lamentable de sa division, de son éclatement, et se condamne elle-même à des résultats éparpillés ridicules en avril prochain – comportement infantile d’une mouvance qui manque cruellement de réalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'attraction naturelle... d'un trou noir&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut, dans ces conditions, un peu mieux comprendre le parcours d’&lt;a href="http://www.alainsoral.com/"&gt;Alain Soral&lt;/a&gt;, dont j’avais déjà dit un mot &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16366"&gt;sur AgoraVox&lt;/a&gt;, homme de gauche qui se dit toujours de gauche, marxiste qui se dit toujours marxiste, et qui a rallié l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen. Son choix avait pu choquer, mais quel autre choix pouvait-il faire ? Il pouvait s’abstenir ou voter pour son camp traditionnel, qui se condamne à ne pas exister en échouant à présenter une candidature unitaire. Soral a d’ailleurs explicité son engagement lors d’&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x17eft_conference-de-presse-soral"&gt;une conférence de presse&lt;/a&gt; le 6 février 2007. C’est malheureusement assez limpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tenants du &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; auront donc à se demander s’ils veulent faire gagner un candidat qui représente leur choix, ils devront donc se demander s’ils sont prêts à voter Le Pen, un homme qui croit à l’inégalité des races, qui n’est pas convaincu de l’existence des chambres à gaz, et qui n’y voit de toutes façons qu’un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, un homme qui veut rétablir la peine de mort et souhaiterait revenir (via un référendum) sur la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse. Un homme sulfureux, qui, dit-on, ne dérape plus, qui s’est assagi. Disons qu’il ne dérape plus trop en paroles, mais qu’il dérape encore par ses silences. Le 18 décembre 2006, &lt;a href="http://www.dailymotion.com/visited/search/le%2Bpen%2Bapathie/video/xtq8v_le-pen-sur-rtl-181206"&gt;Jean-Michel Apathie, sur RTL&lt;/a&gt;, lui a demandé s’il était choqué par la conférence visant à nier la Shoah qui s’était tenue à Téhéran ; le candidat du Front National a répondu qu’il s’agissait là d’un sujet sur lequel il s’interdisait de parler, étant pénalement répréhensible. On imagine aisément les idées répréhensibles qu’il a tenu à garder pour lui. Le 24 janvier 2007, &lt;a href="http://www.frontnational.com/multimedia_tv_detail.php?id=44"&gt;invité de France 24&lt;/a&gt;, il a pris la défense de Bruno Gollnisch, qui avait affiché ses doutes quant à l’existence des chambres à gaz, et a refusé de s’exprimer lui-même sur cette question, craignant que ses idées lui valent une condamnation pécuniaire. Nouveau dérapage par omission. Bruno Mégret, nouvel ex-ami de Le Pen, n’hésite d’ailleurs pas, &lt;a href="http://www.bruno-megret.com/article.php3?cat=9&amp;id=282"&gt;sur son site officiel&lt;/a&gt;, à qualifier le Front National de parti d’extrême-droite, antirépublicain, plus ou moins raciste et antisémite. Le vote FN n’est décidément pas devenu, loin de là, un vote comme les autres. Il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de commettre ce geste moralement très lourd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans parler des positions du candidat Le Pen &lt;a href="http://www.frontnational.com/doc_interventions_detail.php?id_inter=59"&gt;en matière d’environnement&lt;/a&gt;, qui constituent peut-être l’argument le plus fort pour ne pas voter pour lui – l’environnement étant le sujet majeur du siècle qui commence, celui qui conditionne tous les autres. Jean-Marie Le Pen n’est, en effet, pas du tout convaincu de l’implication humaine dans le réchauffement climatique. On peut même dire qu’il n’y croit pas. Il y verrait plutôt un phénomène purement naturel, et ne perçoit donc pas l’urgence d’agir en ce domaine, contre l’avis de la quasi totalité des spécialistes en la matière. Selon lui, «&lt;em&gt;les mondialistes jouent sur la peur d'une catastrophe écologiste planétaire pour imposer un nouvel ordre mondial&lt;/em&gt;.» Il rejette ainsi le protocole de Kyoto qui vise à réduire les gaz à effet de serre, dans la mesure où «&lt;em&gt;la France devrait se soumettre à une instance internationale non élue chargée d'attribuer à chaque pays le droit d'émettre du gaz carbonique, c'est-à-dire de disposer de l'énergie&lt;/em&gt;» ; les Européens pourraient être amenés «&lt;em&gt;à renoncer à leur liberté personnelle et à l'indépendance de leur pays.&lt;/em&gt;» Considérant que les éléments indiquant une responsabilité humaine majeure dans le réchauffement climatique sont «&lt;em&gt;discutables&lt;/em&gt;», Jean-Marie Le Pen juge qu’il ne convient pas de «&lt;em&gt;nous engager dans un processus remettant en cause notre économie et notre indépendance&lt;/em&gt;». Il veut préserver, dit-il, «&lt;em&gt;la liberté de millions de Français&lt;/em&gt;» d’une «&lt;em&gt;dictature écologique planétaire&lt;/em&gt;», d'un «&lt;em&gt;système totalitaire mondial, un Big Brother contrôlant nos faits et gestes, rationnant nos activités et nos dépenses et imposant des normes sociales contre-nature.&lt;/em&gt;» Peut-être touche-t-on là à l’aspect le plus dangereux du programme du Front National, et perçoit-on le suicide collectif auquel nous conduit certainement un nationalisme borné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une planche de salut... en rêve&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 22 avril prochain, 55 % des Français auront donc un choix cornélien à faire. Voter pour le seul candidat du &lt;em&gt;non &lt;/em&gt;qui peut gagner, malgré les innombrables risques qui accompagnent ce vote. Voter pour un autre candidat du &lt;em&gt;non&lt;/em&gt;, moins dangereux et plus «propre», mais qui n’a pas la moindre chance de gagner. Rentrer dans le rang du &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, et suivre les consignes médiatiques en votant, comme il se doit, Ségo ou Sarko. Ou encore, miser sur le rebelle du &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, le candidat du «centre dur». Ou, en désespoir de cause, aller à la pêche ce jour-là, et allumer sa télé à 20 heures, pour voir ce que les autres auront décidé pour soi. Cette campagne n’est vraiment pas faite pour les «nonistes» cohérents. Ceux-là ont déjà perdu ces élections. A moins de souffler très fort dans le dos de Nicolas Dupont-Aignan… et de croire dur comme fer au Père Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Frédéric BEIGBEDER, &lt;em&gt;99 Francs&lt;/em&gt;, Editions Grasset, Paris, 2000.&lt;br /&gt;[2] &lt;em&gt;99 Francs&lt;/em&gt;, p. 18-19.&lt;br /&gt;[3] Montaigne, &lt;em&gt;Essais&lt;/em&gt;, édition Pierre Villey, PUF, III, IX, p. 947.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-1156251245201683572?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/1156251245201683572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=1156251245201683572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/1156251245201683572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/1156251245201683572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2007/02/le-terrible-dilemme-des-tenants-du-non.html' title='Le terrible dilemme des tenants du Non'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-116260155580790011</id><published>2006-11-04T01:42:00.000+01:00</published><updated>2006-11-04T06:50:27.213+01:00</updated><title type='text'>Les interviews politiques de Nicolas Voisin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Petit événement&lt;/strong&gt; à la Une d'AgoraVox le mardi 31 octobre 2006, avec &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15126"&gt;l'interview-fleuve de François Bayrou&lt;/a&gt; par l'&lt;em&gt;"apprenti interviewer"&lt;/em&gt; (comme il se définit lui-même) Nicolas Voisin, jeune journaliste citoyen parmi les plus actifs et fondateur du PoliTIC'Show (qui a reçu la primeur de cette interview dès &lt;a href="http://blpwebzine.blogs.com/politicshow/2006/10/politicshow_fut.html"&gt;le 29 octobre&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On peut réellement parler d'un &lt;em&gt;événement&lt;/em&gt;. Certes, le journalisme citoyen n'est pas né d'hier, il avait déjà fait, depuis quelques mois, ses premiers pas ; des reporters amateurs - mais néanmoins compétents - avaient déjà réalisé des interviews de personnalités politiques de premier plan dans l'optique des Présidentielles de 2007. A gros traits, on peut dire que les tout premiers pas avaient été réalisés par Loïc Le Meur, consolidés par l'équipe de &lt;a href="http://www.buzzbazar.com/blog/"&gt;BuzzBazar&lt;/a&gt; (dont le site est endormi depuis le mois de juillet dernier), mais ils prennent aujourd'hui encore un peu plus d'assurance avec le PoliTIC'Show de Nicolas Voisin. L'&lt;em&gt;événement&lt;/em&gt; est qualitatif.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La première grande interview filmée du PoliTIC'Show avait été publiée en juillet 2006 ; c'était &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11594"&gt;celle de Jean-Marie Le Pen&lt;/a&gt;. On avait pu constater à cette occasion que Le Pen, qui se plaint sans cesse d'être censuré par les médias, s'était censuré cette fois-ci lui-même en refusant d'aborder son programme présidentiel, alors même qu'on lui offrait un temps de parole assez exceptionnel. L'interview de François Bayrou était la deuxième, réalisée le 21 octobre 2006 au siège de l'&lt;a href="http://www.udf.org/index.html"&gt;UDF&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La première qualité de cette interview, c'est sa longueur. François Bayrou a, en effet, accepté de passer près de &lt;strong&gt;3 heures&lt;/strong&gt; avec Nicolas Voisin et son équipe. Un temps qui n'est jamais accordé aux politiques - et on peut le comprendre - dans les médias traditionnels. On n'imagine pas 10 millions, ni même peut-être 1 million de téléspectateurs regarder durant 3 heures François Bayrou exposer les détails de son programme. Sans doute n'est-ce qu'une faible minorité qui est disposée à visionner un si long film ; mais cette minorité, souvent frustrée par le traitement médiatique traditionnel de la politique, a de quoi être ici rassasiée. Ici, on ne se cantonne pas à la communication politique habituelle, qui se veut efficace en un temps imparti très réduit, avec ses petites phrases et ses slogans qui insupportent tellement de gens.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La deuxième qualité de cette interview, c'est la richesse des questions posées, &lt;strong&gt;leur étendue&lt;/strong&gt;, qui nous permet d'abord de connaître un peu mieux &lt;strong&gt;l'homme&lt;/strong&gt; qu'on a en face de soi, avant de s'attarder sur ses idées politiques et &lt;strong&gt;son programme&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pêle-mêle, sont évoqués dans son portrait : &lt;strong&gt;sa famille&lt;/strong&gt;, son enfance, son premier livre sur Henry IV, les chevaux de course, son patrimoine, &lt;strong&gt;la crise démocratique, institutionnelle et médiatique&lt;/strong&gt; dans notre République, ses débuts en politique, le ministère de l’éducation et ses réformes, son entrée au Parlement Européen, la campagne présidentielle de 2002, le récit inédit du contexte de &lt;strong&gt;sa fameuse gifle&lt;/strong&gt;, la crise de l’autorité parentale et des repères des populations immigrées, sa marionnette des Guignols, &lt;strong&gt;son rapport au religieux&lt;/strong&gt; et au spirituel, la laïcité, le financement des lieux de culte, ses propositions sur les droits d’auteur, le logiciel libre, ses positions concernant l’entrée de la Turquie, le TCE, son analyse de la déroute du "oui" qu’il dit avoir pressentie, les objectifs de l’Europe, la séparation des pouvoirs, les 35 heures, &lt;strong&gt;les "médias citoyens"&lt;/strong&gt;, Internet, l’information active contre l'information passive, son évolution récente sur la question de l’union gay et de l’homoparentalité... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et puis, sont abordés à travers son programme : sa première réforme s’il est élu, deux «bonnes idées» des principaux partis français en lice, &lt;strong&gt;ses «points communs»&lt;/strong&gt; avec d’autres hommes et femmes politiques (De Gaulle, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Royal, Blair, Al Gore, Bush), &lt;strong&gt;le 11 septembre 2001&lt;/strong&gt;, le chômage, l’éducation, la «sanctuarisation de l’école», la prolifération nucléaire, les institutions, la 6e République, le rôle du Président de la République, l’indépendance de la justice, &lt;strong&gt;l’exclusion&lt;/strong&gt;, l’utilité sociale et la dignité, le changement climatique, l’environnement et l’énergie, la «gouvernance mondiale» via l’Europe, l’immigration, la montée des communautarismes, le co-développement, &lt;strong&gt;la PAC assassine&lt;/strong&gt;, l’insécurité, les banlieues...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Etc., etc.,...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Longue durée, qualité et étendue des questions posées, qualité de Bayrou lui-même, qui ne rechigne pas à ce long exercice, qui ne s'impatiente un peu qu'à la toute fin, lorsque Nicolas Voisin tente de grapiller encore quelques minutes, alors qu'on frôle les 3 heures d'entretien... A ces qualités, ajoutons encore ce parti pris de &lt;strong&gt;ne rien couper&lt;/strong&gt; dans l'entretien, de nous en faire profiter dans toute sa longueur, de faire un montage minimal. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les bonnes Web TV sont celles qui comprennent qu'elles ne doivent pas ambitionner de reproduire le modèle de la télé classique sur le Net. En cédant à cette tentation, elles perdraient tout leur charme, et une grande part de leur intérêt. Le Web a instauré &lt;strong&gt;la conversation&lt;/strong&gt; à l'écrit, via les blogs. Les Web TV ont tout intérêt à maintenir ce principe de la conversation dans leurs interviews. Et qui dit conversation dit naturel, décontraction, simplicité, "intimité", et pour cela, recours à un mimimum d'artifices techniques, et, si possible, mise en place d'un échange dans la durée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette interview de François Bayrou prend le bon chemin (&lt;a href="http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/05/une-mission-vidoblogue-sinvite-dans-le.html"&gt;les quelques réserves que je pouvais avoir&lt;/a&gt; à la simple considération du titre de l'émission, "PoliTIC'Show", sont aujourd'hui dissipées). D'ailleurs, ma bonne opinion semble assez communément partagée, puisque l'article d'AgoraVox qui présente les vidéos de l'interview a reçu 95 % d'opinion favorable.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voici une partie de ce long entretien, 22 minutes consacrées notamment au rôle des médias dans la vie politique :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/4XD9ENzOYdiGW445Z" width="400" height="316" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xkrqb_politicshow-2-813-f-bayrou"&gt;PoliTIC'Show #2 (8/13) &amp;gt; F. Bayrou&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/politicshow"&gt;politicshow&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-116260155580790011?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/116260155580790011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=116260155580790011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/116260155580790011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/116260155580790011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/11/les-interviews-politiques-de-nicolas.html' title='Les interviews politiques de Nicolas Voisin'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-115636182548413877</id><published>2006-08-23T19:11:00.000+02:00</published><updated>2006-09-08T18:13:47.936+02:00</updated><title type='text'>Les nouveaux podcasters citoyens</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La politique vivante, c'est-à-dire filmée, s'invite de plus en plus sur Internet. A moins d'un an de l'élection présidentielle, les entretiens de responsables politiques, petits ou grands, se multiplient sous formes de podcasts. D'autant plus vivants et revigorants qu'ils sont menés par de nouvelles têtes, jeunes citoyens engagés et férus de nouvelles technologies. Petite présentation de ces nouveaux acteurs médiatiques.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le précurseur, c'est bien sûr Loïc Le Meur, qui a déjà podcasté &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2005/12/nicolas_sarkozy_1.html"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; (gros succès, avec 401 commentaires à ce jour), &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2006/02/222_13_dominiqu.html"&gt;Dominique Strauss-Kahn&lt;/a&gt; (58 commentaires, répartis sur trois podcasts), &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2006/02/arnaud_montebou_1.html"&gt;Arnaud Montebourg&lt;/a&gt; (75 commentaires, également répartis sur trois podcasts), &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2006/05/247_jeanfranois.html"&gt;Jean-François Copé&lt;/a&gt; (47 commentaires) et &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2006/06/258_jack_lang.html"&gt;Jack Lang&lt;/a&gt; (15 commentaires).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce dernier podcast (celui de Jack Lang) a été réalisé en collaboration avec Romain Hatchuel, entrepreneur et chroniqueur politique sur i-télé, et co-fondateur de &lt;a href="http://www.buzzbazar.com/"&gt;BuzzBazar&lt;/a&gt;. Ce vlog, qui accueillera désormais les podcasts politiques de Loïc Le Meur, présente des interviews de personnalités politiques en vue pour l'élection de 2007, qu'elles soient candidates ou non. Ont déjà été interrogés François Bayrou, Roland Castro, Jack Lang, Christine Boutin, Marine Le Pen (&lt;a href="http://www.buzzbazar.com/blog/2006/07/la_censure_du_p.html#more"&gt;dont le podcast a été censuré par l'éditeur Podemus&lt;/a&gt;), Stéphane Pocrain et Christiane Taubira. A voir aussi une interview intéressante du journaliste de i-télé Samuel Etienne, qui nous donne notamment sa vision du journalisme citoyen. Sarah, Romain et &lt;a href="http://vanb.typepad.com/versac/"&gt;Versac&lt;/a&gt; sont pour le moment les trois journalistes citoyens à l'oeuvre sur BuzzBazar. Le vlog devrait permettre aux "poditeurs" de contribuer activement à son contenu, en envoyant des idées de thèmes ou d'invités, et même leurs propres podcasts.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le &lt;a href="http://blpwebzine.blogs.com/politicshow/"&gt;PoliTIC'Show&lt;/a&gt; est une autre initiative d'importance &lt;a href="http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/05/une-mission-vidoblogue-sinvite-dans-le.html"&gt;dont j'avais déjà dit un mot&lt;/a&gt;. Signalons que, depuis, Benito et Valerio ont renoncé à ce projet, qui n'est plus désormais porté que par le seul &lt;a href="http://www.nuesblog.com/"&gt;Nicolas Voisin&lt;/a&gt;, accompagné du réalisateur Julien Villacampa. Jean-Marie Le Pen est le premier candidat d'importance à la Présidentielle qui a accepté l'invitation du PoliTIC'Show. Les "petits candidats" font également l'objet d'interviews. Tous les 15 jours, trois d'entre eux, souvent complètement inconnus du grand public, sont interviewés par téléphone ; leurs propos sont alors disponibles en podcasts audio. Neuf entretiens ont déjà été réalisés dans ce cadre. (Merci, au passage, d'avoir glissé &lt;a href="http://aristippe.blogspot.com/"&gt;Les caprices du vent&lt;/a&gt; dans le blogroll du PoliTIC'Show et de &lt;a href="http://blpwebzine.blogs.com/nuesweb/"&gt;Nues&lt;/a&gt;.)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un tout nouveau magazine en ligne sera à suivre très attentivement dans les prochains mois : il est provisoirement intitulé &lt;a href="http://www.lemondecitoyen.com/"&gt;Le Monde Citoyen&lt;/a&gt;, et compte déjà parmi ses collaborateurs de nombreux blogueurs de renom : &lt;a href="http://adamkesher.canalblog.com/"&gt;Adam Kesher&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.politis.fr/rubrique4.html"&gt;Bernard Langlois&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.agoravox.fr/"&gt;Carlo Revelli&lt;/a&gt; (co-fondateur d'Agora Vox), &lt;a href="http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/"&gt;Eric Mainville&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://birenbaum.blog.20minutes.fr/"&gt;Guy Birenbaum&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://aixtal.blogspot.com/"&gt;Jean Véronis&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://johnpaullepers.blogs.com/"&gt;John-Paul Lepers&lt;/a&gt; (l'ancien compère de Karl Zéro dans Le Vrai Journal), &lt;a href="http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/"&gt;José Ferré&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.nuesblog.com/"&gt;Nicolas Voisin&lt;/a&gt; (auteur de Nues et du PoliTIC'Show), &lt;a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/"&gt;Olivier Bonnet&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.universmedias.com/"&gt;Philippe Gammaire&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/"&gt;Sébastien Fontenelle&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://thebenitoreport.typepad.com/"&gt;The Benito Report&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://blog.tcrouzet.com/"&gt;Thierry Crouzet&lt;/a&gt; (auteur du &lt;em&gt;Peuple des connecteurs&lt;/em&gt;). Voir &lt;a href="http://lemondecitoyen.com/2006/08/11/mode-demploi/"&gt;ici&lt;/a&gt; pour connaître le mode d'emploi du site, dont voici le premier point : "Le magazine regroupera les émissions de webTV et les reportages vidéos, les podcasts audio et les interviews, les meilleurs articles (actualité, société, médias et politique) et les propositions citoyennes d’une dizaine de “plumes” et de collectifs de la blogosphère francophone, journalistes indépendants et blogueurs." A suivre donc...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour un avant-goût de cette télé "citoyenne" ou "alternative", on peut déjà aller faire un tour sur le blog d'un des membres du Monde Citoyen : &lt;a href="http://johnpaullepers.blogs.com/"&gt;John-Paul Lepers.&lt;/a&gt; Tout plein de reportages un peu bruts, notamment dans les coulisses de certains "événements" de la vie politique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Signalons encore l'initiative, davantage amateure et profondément "geek", de &lt;a href="http://www.memoire-vive.org/"&gt;Mémoire Vive&lt;/a&gt;. Il y en aurait encore plein d'autres à mettre en avant, certainement. C'en est là cependant un bon échantillon.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-115636182548413877?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/115636182548413877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=115636182548413877' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/115636182548413877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/115636182548413877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/08/les-nouveaux-podcasters-citoyens.html' title='Les nouveaux podcasters citoyens'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-115630849260321698</id><published>2006-08-22T23:40:00.000+02:00</published><updated>2006-09-27T02:36:54.283+02:00</updated><title type='text'>Mais qu'est-ce que tu fous Jack ??</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La polémique fait grand bruit dans la blogosphère, et sur le Net en général : Jack Lang, dans un &lt;a href="http://www.nouvelobs.com/articles/p2180/a313982.html"&gt;entretien donné au &lt;em&gt;Nouvel Observateur&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, reproduit &lt;strong&gt;le 17 août&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://www.jacklang.net/2006/08/jack_lang_pourq.html#more"&gt;sur son blog&lt;/a&gt;, affirme : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"J'étais l'autre jour au Festival des Vieilles Charrues. Un événement extraordinaire, inventé, porté par des bénévoles. La preuve de la vitalité de ce pays, qui n'attend qu'une délivrance... &lt;strong&gt;On m'attrapait dans les allées.&lt;/strong&gt; «On sera avec vous l'an prochain, débarrassez-nous de cette droite !» &lt;strong&gt;Je suis monté sur scène pour saluer Jamel Debbouze. 50 000 jeunes m'ont applaudi. Ils criaient, «Jack président !» &lt;/strong&gt;- apparemment, ils ne lisent pas les sondages... La France attend la gauche."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dès la publication de cet article, des gens présents à ce festival ce jour-là ont écrit au site du &lt;em&gt;Nouvel Observateur&lt;/em&gt; pour contester cette version des faits. &lt;strong&gt;Non, Jack Lang n'est jamais monté sur scène avec Jamel Debbouze, et non, personne ne l'a acclamé, personne n'a scandé son nom !&lt;/strong&gt; Sur le blog même de Jack Lang, les réactions interloquées n'ont pas tardé. A ce jour, 133 commentaires ont été laissés sous cet article, un chiffre très largement supérieur à la moyenne des commentaires. Certes, tous ne portent pas sur cette déclaration litigieuse de M. Lang, mais une bonne partie tout de même. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Des journalistes de &lt;em&gt;Ouest France&lt;/em&gt; ont confirmé la version des blogueurs&lt;/strong&gt; offusqués par le mensonge de M. Lang : "Jack Lang n'est jamais monté sur scène pour saluer Jamel Debbouze. Il est certes venu au festival le week-end des 22 et 23 juillet. Il a bien assisté au concert de Raphaël puis au concert de Cali le samedi, à la suite duquel Jamel est monté sur scène faire son show, mais en aucun cas il n'est, lui, monté sur scène et ne s'est donc fait acclamer par 50.000 jeunes". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2006/08/jack_lang_aurai.html"&gt;Loïc Le Meur&lt;/a&gt; s'est évidemment fait l'écho de cette affaire, dès le 18 août, terminant son billet sur ces mots : "J'imagine que Jack Lang et son équipe vont s'empresser de rétablir la vérité." Il a fallu attendre &lt;strong&gt;le 22 août&lt;/strong&gt;, c'est-à-dire 5 jours après le début de la polémique - une éternité sur le Net -, pour que &lt;a href="http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060822.OBS9012.html"&gt;Jack Lang daigne apporter sa réponse&lt;/a&gt;. C'est le quotidien &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt; qui a reçu la primeur de sa mise au point ; &lt;strong&gt;selon M. Lang, sa déclaration "était à lire comme un raccourci de l'enthousiasme qui l'a accompagné toute cette journée".&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un raccourci ? Pour M. Lang, un mensonge, une fausse histoire, c'est un raccourci ? Les gens m'adorent, j'en suis sûr, mais ils ne me le montrent pas autant qu'ils le devraient... alors je vais réécrire l'histoire, pour qu'elle corresponde mieux à ce qui devrait être... et puis mon invention n'est pas vraiment un mensonge, car elle exprime ce que pensent les gens au fond de leur coeur, sans oser le dire ouvertement... Mais de qui se moque-t-on ? Je sais, la réponse est évidente : de nous. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notons que &lt;strong&gt;Jack Lang n'a toujours pas apporté de réponse sur son blog&lt;/strong&gt;, ce qui est un comble, puisque c'est certainement sur son blog - outil de communication, voire de conversation censé être hyper-réactif - que la polémique fait le plus rage.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les politiques mentent et ont toujours menti, cela va de soi. Mais qu'il est ridicule de se faire prendre aussi grossièrement la main dans le sac ! Comment avoir l'audace, l'inconscience, et même la folie pour oser faire un mensonge aussi énorme, aussi facilement visible ? Jack Lang le pseudo-blogueur n'a-t-il pas encore pris conscience que chaque citoyen, chaque électeur est aujourd'hui un blogueur potentiel, un témoin en puissance prêt à témoigner avec ses mots ou ses images ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si l'affaire n'est pas étouffée trop vite, si elle est mise à la connaissance d'un maximum d'individus, elle pourrait tout simplement &lt;strong&gt;disqualifier M. Lang dans la course à l'investiture socialiste pour la Présidentielle.&lt;/strong&gt; Mais je rêve tout haut... car les Français ont-ils jamais été sensibles aux mensonges qu'on leur a faits ? En vérité, ils s'en contrefichent, pour la grande majorité d'entre eux. Peut-être même aiment-ils ça : se faire embobiner par de fieffés menteurs, se faire balader par de sympathiques coquins ? Allez, Jack, raconte-nous des bobards, on t'aime !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-115630849260321698?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/115630849260321698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=115630849260321698' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/115630849260321698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/115630849260321698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/08/mais-quest-ce-que-tu-fous-jack.html' title='Mais qu&apos;est-ce que tu fous Jack ??'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-114688430758445173</id><published>2006-05-06T03:32:00.000+02:00</published><updated>2006-05-06T05:15:14.466+02:00</updated><title type='text'>Une émission vidéobloguée s'invite dans le bal</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je m'interrogeais récemment sur le "monopole" de Loïc Le Meur sur le podcast des hommes politiques de premier plan. Cette interrogation n'aura bientôt plus de raison d'être. En effet, j'apprends, grâce à &lt;a href="http://www.memoire-vive.org/archives/001063.php"&gt;Mémoire Vive&lt;/a&gt;, qu'une émission va voir le jour très prochainement sur le Net, &lt;a href="http://blpwebzine.blogs.com/politicshow/"&gt;PoliticShow&lt;/a&gt;, qui ira à la rencontre de tous les candidats, avérés ou pressentis, à l'élection présidentielle de 2007. D'autres élus et des électeurs trouveront également leur place dans ces rencontres, qu'on nous promet "à bâtons rompus". L'émission sera mensuelle et animée par trois blogueurs : &lt;a href="http://thebenitoreport.typepad.com/thebenitoreport/"&gt;Benito&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://blpwebzine.blogs.com/nuesweb/"&gt;Nicolas&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://valeriomotta.canalblog.com/"&gt;Valerio&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je m'arrête un instant sur &lt;strong&gt;le titre&lt;/strong&gt; qui a été choisi pour cette émission : PoliticShow. Le titre en lui-même ne m'annonce rien de bien réjouissant ; espérons qu'il ne s'agit là que d'une accroche un peu facile, sans rapport avec la ligne éditoriale qui sera réellement adoptée. En effet, quoi de plus redoutable et destructeur que de faire de la politique un "show" ? Autant inscrire nos prétendants pour 2007 au &lt;em&gt;Loft&lt;/em&gt;, à &lt;em&gt;La Nouvelle Star&lt;/em&gt; ou leur offrir un séjour sur &lt;em&gt;L'Ile de la Tentation&lt;/em&gt;... "Show" et "politique" sont deux termes qui ne font pas bon ménage. Un autre nom pour le show en politique, c'est la démagogie, c'est le populisme. Quel plus grand showman que Jean-Marie Le Pen ? Bernard Tapie ? Il ne manque plus, entre les deux, que Paul Amar et ses gants de boxe. On voit le niveau et la crédibilité des maîtres du show...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le PoliticShow sera, nous dit-on, "l'occasion de découvrir avec un regard différent ceux qui aspirent à nous gouverner." Espérons là encore qu'un autre écueil sera évité, que ce "regard différent" ne sera pas celui de la "pipolisation". Interroger les politiques sur leur petite personne, leur intimité, n'a que peu d'intérêt, et a toutes les chances d'être l'occasion de la démagogie la plus crasse. Entendre, par exemple, Laurent Fabius nous dire (comme il l'a fait lorsqu'il voulait se rendre sympathique et "proche des gens") qu'il regarde la &lt;em&gt;Star Academy&lt;/em&gt;, qu'il aime les carottes rapées et faire de la moto... on s'en fout. Et surtout, ça décrédibilise complètement un responsable politique qui aurait, par ailleurs, probablement, l'étoffe d'un chef d'Etat. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En attendant de voir ce que donnera ce délicat exercice, remarquons que l'équipe du PoliticShow a bien l'intention de tirer parti des potentialités du Web en terme d'adaptation aux désirs de l'internaute ; quatre formats seront, en effet, proposés : une émission de 10 à 15 minutes, un clip de moins de 2 minutes, un rush intégral de l'interview, et un podcast audio. Chacun pourra sélectionner le format qui correspondra le mieux à son envie du moment et à sa disponibilité. &lt;/div&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Technorati Tags : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Politique" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Politique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Présidentielles" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Présidentielles&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Vlog" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vlog&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Citoyen" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Citoyen&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-114688430758445173?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/114688430758445173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=114688430758445173' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114688430758445173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114688430758445173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/05/une-mission-vidoblogue-sinvite-dans-le.html' title='Une émission vidéobloguée s&apos;invite dans le bal'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-114675446078400807</id><published>2006-05-04T16:17:00.000+02:00</published><updated>2006-05-04T17:37:32.253+02:00</updated><title type='text'>Un duel DSK-Sarko chez Loïc Le Meur ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogdsk.net/dsk/2006/05/ma_rponse_nicol.html"&gt;Dominique Strauss-Kahn&lt;/a&gt;, qui fut l'un des tout premiers politiques français à se mettre au blog, propose au patron de l'UMP de venir débattre avec lui du problème de l'immigration... sur un blog. Et en guise de terrain neutre pour cette confrontation (car on n'imagine pas Sarko aller chez DSK... mais pourquoi pas d'ailleurs ?), il suggère le fameux blog de &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/"&gt;Loïc Le Meur&lt;/a&gt; ! Il faut dire que les deux ténors ont déjà eu affaire à la star des blogueurs. Ils ont, en effet, tous les deux fait l'objet de podcasts réalisés par Maître Loïc, qui avaient d'ailleurs fait grand bruit. C'est néanmoins &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2005/12/nicolas_sarkozy_1.html"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; qui restera dans l'Histoire comme le premier homme politique français d'importance à s'être fait podcasté, le 23 décembre 2005. &lt;a href="http://www.loiclemeur.com/france/2006/02/222_13_dominiqu.html"&gt;DSK&lt;/a&gt; avait suivi peu de temps après, le 24 février 2006.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;On attend maintenant avec impatience la réponse de Nicolas Sarkozy&lt;/strong&gt; à l'invitation du député socialiste. Peut-on raisonnablement rêver, grâce à ce type nouveau de rencontre politique, à des discussions plus posées, tranquilles, sérieuses et profondes, loin des tentations "politiciennes" les plus basses : petites phrases, polémiques réductrices et parasites, invectives, langue de bois, brassage de vent... ? Nous jugerons sur pièce. En tout cas, si la proposition de DSK aboutit, ce sera véritablement &lt;strong&gt;une révolution&lt;/strong&gt; qui s'effectuera (ou qui commencera à poindre) dans notre vie démocratique. Voir deux poids lourds de la politique, aspirant chacun à la fonction suprême, discuter et débattre, hors d'un plateau de télé figé, en prenant leur temps, presque comme deux amis (j'exagère peut-être un peu...), quel spectacle ce serait ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les blogs, nous le savons, instaurent entre tous leurs utilisateurs le régime de la conversation horizontale, qui se substitue à la communication unilatérale et verticale (celle à laquelle étaient jusque-là habitués les hommes politiques et les journalistes dans leur rapport avec les citoyens et les consommateurs d'information). En s'inscrivant dans cet univers - ce qu'ils sont peu ou prou obligés de faire -, les politiques poursuivront et accéléreront le mouvement qui les fait tomber de plus en plus de leur piédestal, les éloigne de leurs habitus monarchiques, et les ramène à leur juste place : celle de serviteurs de l'Etat et de ses citoyens, avec lesquels il doit être possible et même souhaitable de discuter le plus naturellement du monde. Sans sombrer bien entendu dans la démagogie. Il est assez peu douteux que notre démocratie y gagnera.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les habitudes ne changeront pas du jour en lendemain. Mais peut-être assiste-t-on, avec cette initiative de DSK (qui a sans doute, malgré tout, ses arrières-pensées "politiciennes"...), au frémissement d'un renouveau démocratique, dont personne ne contestera la nécessité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ensuite, une autre question se posera : &lt;strong&gt;peut-on voir bloguer et podcaster les politiques ailleurs que chez Loïc Le Meur ?&lt;/strong&gt; Il est sans doute bon de les voir sortir de leurs propres blogs, lorsqu'ils en ont un, même si des initiatives novatrices et fortes pourraient déjà être prises sur ce premier terrain. Mais le "monopole" de LLM sur le podcast politique finira par poser un problème : les politiques finiront par s'y sentir "chez eux" et retomberont dans les travers qu'ils ont avec les journalistes de métier, ils perdront leur naturel et recommenceront à nous infliger leur com... Nous n'en sommes pas encore là, le mouvement ne fait que débuter, et la diversification finira bien par s'organiser (et LLM, je le précise, est très bon dans ce qu'il fait). &lt;/div&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Technorati Tags : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Politique" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Politique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Strauss-Kahn" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Strauss-Kahn&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Sarkozy" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sarkozy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Loïc" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Loïc Le Meur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Blog" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Blog&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Présidentielles" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Présidentielles&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-114675446078400807?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/114675446078400807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=114675446078400807' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114675446078400807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114675446078400807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/05/un-duel-dsk-sarko-chez-loc-le-meur.html' title='Un duel DSK-Sarko chez Loïc Le Meur ?'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-114646649900731380</id><published>2006-05-01T08:49:00.000+02:00</published><updated>2006-09-29T18:49:22.996+02:00</updated><title type='text'>Il y a 10 ans... Revel</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Voici un extrait d'une interview qu'avait accordée Jean-François Revel au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; le 15 février 1996. Le penseur, &lt;a href="http://aristippe.blogspot.com/2006/05/jean-franois-revel.html"&gt;qui vient de nous quitter&lt;/a&gt;, ne ménageait pas ses contemporains et aurait sans doute pu s'exprimer dans les mêmes termes en 2006 :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;A propos du malaise de la jeunesse, vous avez déjà dit que l’Etat n’était pas là pour vendre un idéal. Comment ressentez-vous ce malaise de la jeunesse ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Quand on parle de malaise de la jeunesse, qu’est-ce qu’on veut dire ? Que la jeunesse trouve qu’on ne résout pas ses problèmes à sa place. Il y a une expression charmante parmi celles que l’on emploie à notre époque. On dit d’un élève qui ne réussit pas à l’école qu’il est en échec scolaire. Comme si l’échec scolaire était un phénomène anonyme, comme une inondation, comme la scarlatine. De fait, dans toutes les discussions à ce sujet, on met en cause les locaux, le nombre de professeurs, mais on oublie de dire que, pour réussir ses études, il faut travailler. On n’entend jamais parler du désir d’apprendre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait quand même savoir dans quelle civilisation nous avons choisi de vivre. Depuis les civilisations antiques, on a toujours insisté sur la conquête de l’autonomie de l’individu. Chacun conquiert sa propre vision de la réalité, sa propre morale. On ne peut pas, en même temps, demander à l’Etat de vous fournir une philosophie, une morale et de vous prendre en charge. Heureusement que l’Etat ne propose aucun idéal à la jeunesse, seuls les Etats fascistes proposent un idéal à leur jeunesse.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il y a une sorte de ” politically correct ” à la française ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le politiquement correct revient à ne rendre personne responsable de ses actes. Il s’agit d’une tendance à la déresponsabilisation. Par exemple, s’il faut venir en aide à des populations réduites à la misère, il n’en reste pas moins que l’on doit reconnaître qu’elles portent parfois une certaine responsabilité. Si on s’est embourbé dans des guêpiers comme en Somalie, c’est parce qu’on n’a pas voulu admettre que si les Somaliens mouraient de faim c’était parce que les chefs des bandes détournaient l’aide alimentaire pour la vendre au Kenya contre des armes !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La déresponsabilisation, c’est considérer qu’il n’y a que des victimes, sauf le gouvernement, sauf Chirac, sauf Juppé.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le problème de l’immigration se pose dans les mêmes termes. Je suis Marseillais. J’ai grandi dans une ville d’immigration. Les parents de mes petits camarades de classe parlaient à peine le français. Mais je peux vous garantir qu’ils étaient d’une sévérité extrême avec leurs enfants à propos des études. Le problème des banlieues, aujourd’hui, c’est que les parents ne s’intéressent absolument pas aux études de leurs enfants. D’autre part, pour que les professeurs commencent à réagir en cas de coups portés par les élèves, il faut vraiment que les limites du supportable aient été dépassées. Avant cela, ils considèrent que leurs élèves ne sont pas responsables, que ce sont de pauvres victimes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On vous dit que les garçons des banlieues se braquent à cause de l’attitude des policiers, et que c’est pour cela qu’ils s’attaquent aux supermarchés ou aux habitants de leurs quartiers. Mais, quand ils dégradent les autobus, ça n’a rien à voir avec la police ! Et, quand ils se plaignent de ne plus avoir d’autobus pour aller à Paris, personne n’a le courage de les engueuler !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;“Les Français ont un besoin assez inexplicable de légendes et de mythes. Aussi longtemps que nous nous contenterons d’adorer les chefs d’Etat, nous serons des primitifs de la politique.” Vous écriviez cela en 1986. Est-ce toujours vrai en 1996 ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un Américain, tout en ayant beaucoup de respect pour son président, considère qu’un dirigeant politique est toujours son employé. Il ne perd jamais de vue que c’est lui qui le paie. Son argent ne doit pas être dilapidé. En France, on ne conçoit pas qu’un homme politique, y compris le président de la République, incarne la souveraineté nationale, mais qu’il a, en plus, le devoir d’accomplir la tâche pour laquelle il a été élu. Travail dont nous avons le droit de contrôler le sérieux, l’efficacité. Or, en France, la vocation idolâtrique l’emporte, comme on l’a vu encore à la mort de François Mitterrand. Qu’un deuil prenne de telles proportions d’hystérie funéraire, y compris chez ses adversaires, c’est tout de même très étonnant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y a chez les Français un manque d’éducation démocratique. Le peuple ne pense pas vraiment qu’il est le maître à travers les institutions. C’est pourquoi les manifestations violentes ont tant d’importance. Elles sont une compensation. Le pouvoir est dans la rue, le pouvoir c’est la grève, le pouvoir ce sont les défilés. Alors qu’en fait le peuple a déjà le pouvoir par la voie électorale. Mais il pense qu’à partir du moment où les dirigeants sont en place, ils deviennent presque des dictateurs d’un pays totalitaire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, dans une certaine mesure, je crois que les systèmes de la IIIè et de la IVè Républiques étaient, de ce point de vue, préférables parce qu’ils permettaient d’éviter toute sacralisation de qui que ce soit. Ce qui rend le système présidentiel français dangereux, c’est qu’il conduit à la canonisation d’un homme qui se trouve au-dessus du droit. Or il n’a jamais été dit dans la Constitution que le fait d’être élu au suffrage universel vous place au-dessus du droit. Les Français, qui se voient souvent comme un peuple frondeur, sont aussi le peuple le plus conformiste.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-114646649900731380?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/114646649900731380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=114646649900731380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114646649900731380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114646649900731380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/05/il-y-10-ans-revel.html' title='Il y a 10 ans... Revel'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-114637505593504473</id><published>2006-04-30T06:04:00.000+02:00</published><updated>2006-05-07T04:48:42.933+02:00</updated><title type='text'>Alternative libérale : un souffle neuf</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je viens de découvrir une toute nouvelle formation politique, qui prétend constituer une troisième voie entre les socialistes et les conservateurs : &lt;a href="http://www.alternative-liberale.fr/"&gt;Alternative libérale&lt;/a&gt;. N'est-ce là que le clone de feue la Démocratie libérale d'Alain Madelin ? Pas tout à fait, dans la mesure où Alternative libérale veut promouvoir un libéralisme "grand-angle", tant sur le plan économique que sur le plan social. Ce parti, né le 1er mars 2006, compte déjà un millier d'adhérents, et présentera un candidat aux prochaines élections présidentielles. Un candidat jeune, probablement trentenaire, une tête absolument nouvelle. A ce propos, j'ai eu l'occasion de voir plusieurs interventions télévisées de la numéro 2 du mouvement, Sabine Hérold, une jeune femme de 24 ans (oui, oui, 24 ans) en dernière année d'HEC. Très agréable à regarder et à écouter, convaincante ; nul doute que nous ne tarderons pas à entendre parler d'elle... et de ses idées. Sur lesquelles nous reviendrons un peu plus tard.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Technorati Tags : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Libéralisme" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Libéralisme&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Alternative" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Alternative&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Hérold" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Hérold&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-114637505593504473?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/114637505593504473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=114637505593504473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114637505593504473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114637505593504473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/04/alternative-librale-un-souffle-neuf.html' title='Alternative libérale : un souffle neuf'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-27275310.post-114632813210117558</id><published>2006-04-29T18:22:00.000+02:00</published><updated>2006-05-01T18:59:10.423+02:00</updated><title type='text'>Les premières Présidentielles numériques</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour la première fois dans notre histoire politique, les hommes et femmes poitiques prétendant à la fonction suprême vont bénéficier et user du canal de diffusion et de discussion de l'Internet, et particulièrement des blogs. Le but de ce blog est donc tout simplement de regarder agir nos prétendants pour 2007 sur ce nouveau terrain. Le meilleur sur le Net sera-t-il le gagnant, le nouveau Président ? L'usage du Web aura-t-il un réel impact sur le choix final des électeurs ? A un an du scrutin, c'est le moment d'y jeter un oeil.&lt;/div&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Technorati Tags : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Politique" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Politique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Présidentielle" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Présidentielle&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;a href="http://technorati.com/tag/2007" rel="tag"&gt;2007&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/France" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;France&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Blog" rel="tag"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Blog&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/27275310-114632813210117558?l=frenchpolitics2007.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/feeds/114632813210117558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=27275310&amp;postID=114632813210117558' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114632813210117558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/27275310/posts/default/114632813210117558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frenchpolitics2007.blogspot.com/2006/04/les-premires-prsidentielles-numriques.html' title='Les premières Présidentielles numériques'/><author><name>Taiké Eilé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04078363348743442448</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.patdinizio.com/images/Monica-Bellucci-36.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
